Blog de Pierre Eyben

Ecologie plus verte, socialisme plus rouge
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Préhistoire (articles de mon précédent blog)

Chronique de la gare de Bressoux : suite

Je vous entretenais dans un précédent post de la triste situation de la gare de Bressoux laquelle fut fermée il y a deux ans comme 22 autres gares en Belgique. Les lieux sont depuis cette désertion de la SNCB devenus un refuge pour les toxicomanes chassés de l’hyper-centre.  Cherchant un abri et n’étant pas complètement idiots, ceux-ci ont simplement détaché les planches en bois que la SNCB avait cru bon de placer en guise de cache misère et de protection pour le bâtiment. Vitres brisées, mobilier démoli, présence de déjections humaines,… Le tableau est triste.  Régulièrement un agent de la SNCB vient replacer les panneaux en bois … et tout aussi régulièrement, les squatteurs des lieux les ôtent. Histoire de {résoudre le problème}, la SNCB a changé de stratégie … elle a placé des grilles !

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Photo grilles Bressoux

Il y a deux ans, lors de l’annonce de la fermeture des gares, le ministre Courard avait annoncé avec beaucoup de fracas que la région aiderait à la reconversion de ces bâtiments et ne les laisserait pas devenir des chancres urbains.  Dans la foulée, un projet de service aux personnes handicapées, de bibliothèque de quartier et même de maison intergénérationnelle avait été annoncé par l’échevin des Services sociaux Jacques Marneffe pour la gare de Bressoux.

Aujourd’hui, celles et ceux qui espéraient une possible « reconversion » des lieux doivent cependant déchanter. Son successeur, Benoit Drèze, vient en effet de mettre fin aux espoirs des habitants du quartier. Il a annoncé que le projet était abandonné car la ville n’a pas le sou et que l’aide du ministre Cou(r)ard est largement insuffisante (50.000 euros).

Je n’ai pas eu l’occasion de fouiner un peu, toutefois, vu l’état des finances wallonnes (la région mais aussi et surtout les communes dont la situation est de plus en plus catastrophique), nul doute que nombre d’autres mirobolants projets de reconversion de gares désaffectées finiront tout aussi lamentablement. Quitte à sembler un rien lancinant, il est toujours bon de rappeler que cette situation est la conséquence directe du « racrapotage » généralisé de l’investissement public voulu par les chantres du libéralisme et mis en musique par TOUS les partis au pouvoir.

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