Blog de Pierre Eyben

Ecologie plus verte, socialisme plus rouge
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Préhistoire (articles de mon précédent blog)

La pub au secours des banques

La conjonction d’une forte pression à la baisse sur les salaires (baisse en moyenne d’environ 10% de la part des salaires dans la richesse produite ces 30 dernières années) et d’une économie productiviste dopée à la consommation des ménages, ont conduit à une explosion du crédit. Sans argent et poussés à consommer, nous devons emprunter, et toujours d’avantage pour de simples biens de consommation.

Heureuses de trouver une nouvelle source de profit dans ce business juteux, les banques ont joyeusement plongé dans le système.  Oui mais, à trop tirer sur la corde, elle a fini par casser. On connait le cas symptomatique de l’immobilier américain mais le mal est bien plus profond, plus structurel. C’est bien la logique capitaliste archéo-libérale (pour ne pas dire « néo » quant il s’agit de nous ramener à une véritable logique de servage) qui d’une part écrase les salaires et d’autre part pousse à la surconsommation, le tout pour maximiser le profit, Saint Graal de ce système économique primaire.

 

Alors qu’en Europe et aux Etats-Unis, les Etats viennent de déverser des centaines de milliards d’euros et de dollars pour renflouer les caisses des banques, on peut constater que rien ne change dans la logique de celles-ci. Et pour cause, elles sont pour l’essentiel demeurées privées et gardent le même cap idéologique. (Force est de constater par ailleurs, que même un propriétaire public ne semble plus aujourd’hui systématiquement synonyme d’opposition à la logique de maximisation du profit.)

 

La même logique est toujours en place.  Et pour nous rassurer et nous inciter à retourner comme des moutons nous endetter joyeusement, les banques sortent la grosse artillerie, le bras armé de la logique capitaliste, la pub. Les panneaux lénifiants se multiplient, les uns faisant appels à des « experts » économistes (on aurait aimé les entendre il y a un an), les autres vantant leurs placements de « bons pères de famille » avec un hypocrisie sans borne.

 

La banque ING a notamment décidé de tenter de s’appuyer au maximum sur la déroute de ces concurrents directs (DEXIA, FORTIS et ETHIAS dans une moindre mesure) afin de leur « piquer » des clients. Eponge fluo en bandoulière, ING nous invite à « effacer nos doutes », squattant notamment les gares belges, lieu privé désormais grand ouvert aux marchands du temple et résolument fermé aux militants politiques.

 

Armé de leur bon sens, quelques amis du Groupe Thomas Sankara, ont pris d’assaut la baleine Calatrava (qui devrait servir de gare un jour) et ont confectionné un petit happening assez délicieux.  Je vous en souhaite bonne vision :

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