Blog de Pierre Eyben

Ecologie plus verte, socialisme plus rouge
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Préhistoire (articles de mon précédent blog)

Le PS dit finalement STOP à la privatisation de la Poste.

Lors d’un communiqué diffusé hier sur son site internet, le Parti Socialiste a annoncé à la stupeur quasi généralisée sa décision d’exiger lors des futures négociations en vue de la formation d’un gouvernement la renationalisation de la Poste Belge.

Pour rappel, en octobre 2006, le gouvernement belge (avec les socialistes du nord et du sud) a vendu la poste belge au consortium formé par Post Danmark et CVC Capital Partners pour 300 millions d’euros.  Qu’est-ce qui explique ce revirement ? On peut lire entre autre dans le communiqué que {la fermeture de 277 bureaux cette année qui pèsera énormément sur la qualité de vie des plus modestes ainsi que la diminution des emplois statutaires remplacés par des contrats précaires à la Poste motivent notre décision […] Le PS rappelle que, contrairement aux entreprises privées, un entreprise publique n’a pas comme objectif la recherche du profit pour ses actionnaires mais a vocation d’offrir a un prix abordable, un service de qualité à l’ensemble de la population}.  Interrogé, Elio Di Rupo ne se dérobe pas déclarant {Il est vrai que je suis à l’origine de la privatisation actuelle  puisque c’est moi qui ait signé en 1999 l’arrêté royal ouvrant la poste à la concurrence pour le courrier de plus de 350 grammes. Mais je reconnais qu’il s’agissait d’une erreur, une erreur que nous allons corriger.}

 

Interrogé, le parti ECOLO déclare soutenir entièrement cette renationalisation, Jean-Michel Javaux affirmant que {Les nouveaux centres de tri le long des autoroutes constituent une aberration écologique à l’heure où le film d’Al Gore nous a ouvert les yeux sur le réchauffement climatique. Une nationalisation permettra aux citoyens d’impulser une vision durable pour la poste en maintenant des centres de tri le long des voies ferrées}.

 

Décidément offensif à la veille des élections, le PS annonce par ailleurs qu’il étudie la possibilité d’aller plus loin encore puisque, indigné par les bénéfices faramineux en 2006 de Belgacom (plus d’un milliard d’euros) et des trois grandes banques belges (Fortis Dexia et KBC qui ont totalisé plus de 11 milliards d’Euros), il compte étudier la possibilité de renationaliser également le secteur des télécommunications et celui des banques, deux services essentiels pour la population.

 

Reste maintenant à voir comment les partenaires flamands réagiront face à ce virage à gauche du premier parti francophone.  Du côté de l’Europe, il se chuchote que José Manuel Barroso n’a en tout cas que très modérément apprécié cette sortie à l’heure où la libéralisation totale du marché postal est quasi bouclée.

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