Blog de Pierre Eyben

Ecologie plus verte, socialisme plus rouge
Communales 2018

Un jour, une proposition : Installer en été un bassin flottant sur la Meuse

Lorsque l’été repointe le bout de son nez, le même souci se repose à Liège : on manque de lieux de baignade !

Construire une piscine « classique » coûte cher.  Celle de Jonfosse que Liège attend depuis la fermeture de la Sauvenière en 2002 coûtera 15 millions d’euros. Cette piscine répond à un réel besoin pour l’apprentissage de la natation dans les écoles, pour retrouver des bains publics dont ne disposait plus la ville depuis la fermeture de la Sauvenière, mais elle ne suffira pas à rencontrer la demande, particulièrement en période estivale ainsi qu’on peut encore s’en rendre compte cet été.

Nous avons besoin de lieux de baignade en extérieur pour l’été. Or depuis 8 ans ans le domaine des Prés de Tilff est à l’abandon et il n’est pas certain qu’un centre aquatique y sera jamais remis en état.  La piscine de Chaudfontaine est désormais fermée pour travaux pour un an minimum.  Quant à celle de Wégimont, elle est dès lors invariablement bondée les jours de beau temps.  Bref, on a cruellement besoin d’un lieu de baignade supplémentaire à Liège en été !

Domaine des Prés de Tilff à l’abandon depuis 8 ans
Piscine de Wégimont, bondée par beau temps

La Ville de Liège a connu par le passé des piscines en plein air sur son territoire, notamment à Coronmeuse ou dans la Meuse au niveau du quai Van Beneden.  A la différence de la plupart des grandes villes européennes, elle n’en dispose plus désormais.  Pour nager en plein air, les liégeois sont contraints de se déplacer hors de la ville, ou d’aller nager dans l’Ourthe ce qui est dangereux et interdit.

En été, la baignade en plein air attire le public, et à juste titre : le plein air (avec une prévention solaire) est un facteur de santé (vitamine D, exercices physiques). La baignade en plein-air constitue un élément de la qualité de vie en ville, notamment pour la grande partie de la population qui ne part pas en vacances. Installer une telle baignade renforcerait le « retour au fleuve » des liégeoises et liégeois, amorcé par l’aménagement des quais et les navettes fluviales.

Même si l’eau de la Meuse est malheureusement d’une qualité trop médiocre pour s’y baigner directement sans risque, des piscines flottantes (une firme basée à Liège en fabrique) et des systèmes de filtration (une autre société liégeoise est spécialisée en cette matière) existent désormais permettant de (quasi) nager dans le fleuve. Il est également possible d’installer des structures sur les rives en bordure de celui-ci.

Piscine Badeschif à Berlin construite sur les rives de la Spree dans un ancien cargo des années 1960. Longue de 32 mètres, elle est ouverte toute l’année et devient même un sauna de novembre à avril.
Piscine olympique « Lido » (et son célèbre plongeur) installée sur la Meuse lors de l’exposition internationale de l’eau en 1939.

Cette proposition lancée par le Mouvement Demain en 2017 a été partiellement reprise dans Réinventons Liège (le dossier est « étudié »).  Vert Ardent l’a intégrée dans le chapitre de son programme intitulé « remettre l’eau au cœur de la Cité et des Liégeois » et se propose de la mettre en oeuvre avec plus de volontarisme. Deux lieux nous semblent particulièrement indiqués pour une telle installation, le parc de la Boverie ainsi que Coronmeuse.

Illustration: Baignade flottante (16x100m) de la société liégeoise Dock Marine installée actuellement à La Villette à Paris

Facebooktwittermail

1 Comment

  1. Tout celà est vrai, sauf qu’il n’y a pas besoin de se comparer aux grandes villes européennes; les petites villes de Flandre suffisent (Saint-Trond, Tirlemont). Une autre dimension importante des piscines publiques est qu’elles sont un lieu de mixité sociale.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :